Notre équipe

Mark Oremland, fondateur et directeur de Mundolingua

Ce musée a été conçu par Mark Oremland. Né en Nouvelle-Zélande, sensibilisé par la disparition des langues et n’ayant connaissance d’aucun musée ou conservatoire de langues vivantes accessible au grand public dans le monde, il suit des études de linguistique à l’Université Paris V René Descartes et s’investit dans les années 2000 dans la création d’un musée des langues qu’il baptisera « Mundolingua ».

Situé rue Servandoni, entre le Palais du Luxembourg et l’église Saint-Sulpice – deux lieux emblématiques dont le pouvoir du langage est indissociable de leur discipline – Mundolingua ouvre ses portes le 11 octobre 2013, inauguré par le maire du 6e arrondissement, Jean-Pierre Lecoq.

Elisabeth Djukic

C’est à Noël 2014 que j’ai découvert Mundolingua qui, trois ans auparavant. Avec curiosité, j’ai franchi la porte de ce magnifique endroit et ai découvert un univers très structuré autour d’une quarantaine de thèmes que j’abordai au gré de mes envies, un endroit rempli d’objets insolites, de dictionnaires, de vieilles machines. J’y suis revenue maintes fois et je ne crains pas de dire qu’il est aujourd’hui mon deuxième foyer.

Hors de question de reprendre des cours magistraux pour aborder les sciences du langage : Mundolingua était fait pour moi. J’avais découvert le lieu convivial et ludique où je pouvais passer des heures, souvent accompagnée de mes amis. Je m’y suis trouvée alors que des enfants de tous âges venaient avec leurs enseignants assister à de remarquables ateliers, répondre à des questionnaires en cherchant les réponses sur les nombreux ordinateurs interactifs.

J’ai été conquise et continue à m’enthousiasmer à chaque visite. Merci de tout cœur, Mark, pour avoir créé cet endroit unique au monde ! Faisons en sorte qu’il puisse perdurer !

Alors comme moi entrez dans ce lieu magique pour y passer une heure, une matinée, une journée entière… avec un pass annuel vous pourrez y venir autant qu’il vous plaira !

Olivier Kaiser

Directeur Juridique pour la France d’une multinationale américaine, ayant une mère prof de langue, une sœur interprète et une femme traductrice, Olivier Kaiser est passionné par la langue et les langues depuis toujours.

Auteur et collectionneur de dictionnaires, il s’amuse des curiosités linguistiques de toutes sortes : les faux-amis, les blagues bilingues, les règles d’orthographe absconses, le fait que grammaire et grimoire soient des doublets (mots dérivés d’un même mot initial) alors que chien et chiot n’ont pas du tout la même étymologie, un rien l’amuse et le fascine.

D’ailleurs, il est né un 26 septembre, jour qui devait devenir en 2001 la Journée européenne des langues : tout un symbole ! Alors comment pouvait-il ne pas tomber sous le charme d’un musée aussi extraordinaire que Mundolingua ?

Comprendre et défendre la diversité linguistique, c’est faire œuvre d’historien mais aussi d’humaniste. Tout est langage, depuis les premiers babillements du nouveau-né jusqu’à l’épitaphe qui ornera notre pierre tombale, depuis les onomatopées les plus basiques jusqu’aux néologismes les plus savants, depuis l’araméen jusqu’au globish, depuis le largonji jusqu’au verlan.

Comment se fait-il qu’il n’y ait pas plus de lieux consacrés aux langues dans une ville comme Paris ? Heureusement, il y a au moins Mundolingua !